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Patrimoine


Archéologie :

Une voie romaine secondaire passait à proximité de Zimming, venant de Puttelange aux Lacs et Bambiderstroff, elle rejoignait la route Metz-Worms à Narbéfontaine ou à Boucheporn.

La Chapelle Saint-Gengoulf

Si vous suivez la petite route qui mène de Zimming à Hallering, vous découvrez à mi-chemin, le chêne, la source Saint Gengoulf ainsi que la croix dédiée au Saint. Plus loin vous verrez, enfouie dans la verdure au bord du Perdsbach, affluent de la Nied, la petite chapelle Saint Gengoulf. En cet endroit se trouvait le village de Betting qui fut détruit pendant la Guerre de Trente Ans.

À l’origine, probablement au début du 5ème siècle, il y avait là une abbaye dont il subsiste la chapelle. Les habitants de Betting en firent leur église paroissiale et la dédièrent à Saint Gengoulf au 9ème siècle. La chapelle abrite encore aujourd’hui des reliques du Saint qui marqua son passage à Betting et dans de nombreux villages de la région. Lors des tout récents travaux engagés par le Conseil de Fabrique pour la remise en état de la chapelle, une  étude  a mis à jour des peintures datées de 1689, l’une représentant le Saint en cavalier avec une oriflamme. Elles ont malheureusement subi les outrages du temps et il y a lieu de les conserver. Plus loin encore se trouve un ancien moulin.

Saint-Gengaulf

Saint-Gangolf d’Avallon ou Gangulphus, mort en 760, est un militaire bourguignon vénéré dans l’Église catholique romaine comme martyr de la foi conjugale. Son premier culte est associé au monastère de Varennes, un des premiers gardiens de ses reliques, près de Langres. Sa vie est plus connue par la légende et la tradition que par l’histoire, le seul document ayant subsisté étant un contrat écrit sous Pépin le Bref, vers 762, mentionnant l’existence de Gangolf de Bourgogne.

La source miraculeuse

Située non loin de la chapelle, en direction de Zimming, en face du grand chêne, cette source a une légende qui dit que, fatigué, Saint-GENGOULF planta son bâton de pèlerin en terre et fit ainsi couler une source aux vertus thérapeutiques en particulier dermatologiques et ophtalmologiques. Son bâton devint un chêne, qui existe toujours.

Le grand chêne 

Placé de l’autre coté de la route, en face de la source miraculeuse, c’est un chêne gigantesque, au tronc absolument creux qui fixe la curiosité du promeneur. La légende dit que c’est le Saint-Gengauf qui planta son bâton de pèlerin et en devint un chêne.

En 1945, les soldats de la 3e Armée américaine du Général Patton ont essayé en vain de l’abattre avec une scie mécanique (les traces de scie mécanique sont encore visibles).

L’église voûtée de la Sainte-Trinité 

L’église date du XVIIIe siècle. Du point de vue spirituel, Zimming  dépendait de la paroisse-mère de Boucheporn et devint une paroisse autonome en 1774 avec la construction de son église, une église-grange. Curé de la paroisse de Zimming de 1895 à 1933, l’Abbé KŒNIG fit réaliser le plafond voûté. L’état civil ne débute qu’en 1792 dans la paroisse-mère.

• Sainte-Trinité 

Dans le christianisme, la Trinité (ou Sainte Trinité) est le Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, égaux, participant d’une même essence divine et pourtant fondamentalement distincts.

Cité militaire et casernement de sûreté de la ligne Maginot

Dés 1935 le camp de Zimming est occupé par le 2°Bataillon du 146° RIF et hébergera les compagnies de ce bataillon employées à la réalisation des constructions MOM (Main-d’Œuvre Militaire) du secteur et à ses aménagements.

Le 146°RIF est un régiment du temps de paix, et le 1° Bataillon de ce régiment donnera naissance à la mobilisation en 1939 au 156° RIF, régiment du temps de guerre qui prend alors possession du camp de Zimming.

À présent une partie des bâtiments ont été réhabilités en logements. L’entreprise ZIMMER occupe également plusieurs bâtiments depuis les années 60. Sur la route nationale en direction de Saint-Avold, on trouve encore les vestiges du stand de tir.